09-01-08

L'absence et l'angoisse

Katrientje,

Je viens de te télephoner sur ton répondeur. La joie qui émane de ta façon que tu prononce ton nom me rend déjà heureux. Tu mérite ton epithète 'la Dion joyeuse'.

Je réfléchis depuis longtemps comment je dois exprimer mes sentiments. Tu m’a demandé quelques fois de t’écrire une lettre. Tu m’a fait cette belle lettre qui m’a fait pleurer plusieurs fois. Moi, jusqu’a présent je ne t’ai pas répondu. Je justifie ce refus par la non capacité d’exprimer mes sentiments qui est un phénomène général chez les hommes. Tu m’a répondu que je suis un hommes pas comme les autres. Bien sûr c’est un prétexte. C’est difficile de s’exprimer, il y a peut-être le gène de se dévoiler, le respect pour Mabel, la crainte de créer des attentes que je ne sais pas remplir, de ne pas être juste, de ne pas bien m’exprimer, d’être mal compris etc.

Mais en relisant mes notes j’ai compris que mon message "je t'aime", écrit dans un état de désespoir et d’ivresse, mais sincère, t’a fait du bien. Que c’était cela que tu voulais depuis tellement longtemps, mais pour des raisons différentes, tu l’a entendu trop peu dans ta vie. L’ironie de cet aveu si cher pour toi est dans ton message précédent. "Ne bois pas trop, cela fait dire des bêtises".

Ton absence met les choses plus en évidence et m’invite à te faire ce gros cadeaux que tu attends depuis si longtemps, le seul cadeau que tu veux de moi et que tu mérites. Mais tu sais que les choses ne sont pas simples pour moi, comme pour toi d’ailleurs. Je dois me justifier envers les miens, je ne suis pas libre, ni dans mes allers, ni dans ma tête, ni dans mon coeur. Mais on se rend mieux compte de ce qu’on a, quand on ne l’a plus. L’idée que tu ne serai plus là me serre le coeur, ou l’idée qu’il faut ralentir notre histoire, qu’il faut en revenir à la période d’avant le printemps ou ….

Dire que tu es pour moi la cerise sur la tarte ne correspond plus en rien à la réalité. Toi, c’est autre chose, les tartes sans cerises sont bonnes aussi. Tu es ancrée dans ma tête et dans mon coeur d’une façon que je n’ai pas de souvenir de l’avoir eu avant. Et çela depuis bien des mois.

Au début de notre histoire j’envisageais de divorcer et tu étais une option que j’allais prendre en considération en toute objectivité, après que les choses matérielles étaient reglées.

Mon enfer conjugale étant (temporairement ?) tempéré, je n’ai plus de raison pour aller ailleurs. Je pourrai te remercier pour services rendus, ce que tu m’a conseillée plusieurs fois de faire pour sauver mon couple et profiter du bien que tu m’a fait et voilà, tout est bien qui fini bien. Je dois y songer, j’ai des responsabilités envers des gens à qui je dois fournir des conditions de vie stable pour qu’il puissent se développer en personne responsable à leurs tour. Je dois aussi évaluer les sacrifices que je fais par rapport à leur bien-être. Te quitter ferait très mal, mais le mal se soigne.

Tu as essayé de faire l’indifférente par moments par peur sans doute de te perdre dans une histoire avec un homme qui n’est pas libre, j’étais accroché à d’autres moments, peut-être parce que tu étais la bouée dans ma tempête conjugale. J’ai été fou amoureux de toi, j’ai voulu partir au fin fond de nulle part pour vivre d’amour et d’eau fraiche, tu as voulu du recul, je suis revenu, tu m’a laissé entrer et on en est sortie plus accroché l’un à l’autre, ou dois je dire plus inséparable? Tu étais une option, ou l’option après le divorce. Tu as dépassée tout ces stades, qu’est ce qui reste? Maintenant tu es l’option, la seule.

Tout ça a fait qu’il y a une confiance qui s’est créé entre nous qui n’est pas pour autant baigné dans l’eau de rose. Les premisses sont connues et de plus qu’on s ‘accroche mutuellement, de plus que nos problèmes vont s’accentuer et devenir insupportable. "On sait gérer ça" tu dis mais je crains que tu n’es pas convainquante. En écrivant cette lettre j’ai un peu l’impression de faire le bilan final de notre histoire et que la conclusion sera, qu’il vaut mieux en rester là pour ne pas faire plus des dégats.

Mais je souffre puisque je fais mal, à toi, par mon état civil et à Mabel parce qu’elle sait. Actuellement c’est à l’état du non-dit, ou elle croit que s’est de nouveau fini. Je sais que pour toi c’est plus dur que pour moi qui joue sur deux tableaux. Tu m’a répété souvent: "Plus jamais un homme qui n’est pas libre" ou je suis là à mettre mes mains au feu entrain d’attendre jusqu’a je me brûle. J’ai l’impression que tes efforts pour prendre du recul et d’assurer sont seulement un petit-pense bête justificatif sans utilité ou un petit pensement sur ton âme en cas ou, mais qui n’ont aucun effet pour arrêter les sentiments de se déployer.

On souffre tous les deux, toi peut-être plus que moi. Je me sens un tricheur, un malhonnête, j’abuse de la confiance qu’on me fait, aussi bien de Mabel et des enfants que de mes contact professionels. Pour toi c’est encore pire. Tu me vois, je paraîs ton homme, ton amant, quand tu ne me vois pas, je fais quoi, tu n’ose pas y penser, mais l’idée est là. Et je suppose que le mal se fait surtout sentir pendant les périodes de solitude que tu vis plus souvent que moi. Quand on se voit on se console mutuellement et on se dit que beaucoup de gens le font. Puis on s’embrasse et cela semble qu’on est fait l’un pour l’autre et on oublie le reste et c’est merveilleux.

Tu es plus attachée à moi maintenant qu’il y a quatre mois tu me disait. Pour moi c’est pareil et le fait que je t’écris cette lettre confirme cela. Ma dernière lettre tout court à une femme date d’il y a au moins 30 ans. J’espère que cela ne va pas à plus ou moins court terme provoquer la fin de notre relation, notre histoire. Que le bien que je te fais est plus important que le mal que tu as. Bien que les émotions ne se mesurent pas objectivement. C’est le contexte qui détermine la souffrance.

A ce moment 16h j’attends toujours un message, et chaque fois que ta réponse traine, j’ai la trouille que cela est devenu insupportable pour toi. Que peut-être "la raison" des autres et l’absence de perspective tangible entre nous l’ont emporté et que cela t’a fait basculer vers la vie responsable ou il faut chercher de construire une vie avec quelqu’un de libre. Je comprendrais cela. Mais je t’admire parce que tu vie ta vie comme tu le sens et peut-être est-ce là la raison de notre bien-être; cette relation est maudite et idiote et a été désapprouvée par les bien-pensants et tous les autres mais elle est merveilleuse.

Ton absence m’aide à mettre les choses au point et c’est bien. Cela ne me donne pas encore un aperçu comment sera la vie sans Dion, puisque je suppose que je te reverrai bientôt, mais il y a déjà un manque physique qui se fait sentir et qui provoque un attachement plus fort que jamais. J’attendais ton coup de fil ce matin ou un message et déjà une légère anxiété me surprend que des mauvaises nouvelles vont suivres. Ce n’est pas la raison qui me le dit, mais mon coeur. Un résultat positif est que j’ai entamé cette lettre qui sera pour toi un soutien, j’espère, pour que tu puisse le relire pendant des moments de doute .

A Bientôt.

Bizou

Guillaume

10:34 Gepost door Guillaume de Monts in Algemeen | Permalink | Commentaren (2) |  Facebook |

Commentaren

Hallo, Ja, slecht nieuws brengen is niet eenvoudig, ook al kan dat briefje van jou tellen, maar of... daar zal kunnen mee verder leven, dat is nog de vraag. Het leven op zich zit vol complicaties en het is niet altijd evident om de juiste oplossing te vinden voor problemen die zich aandienen. Gevoelens zijn zo uiteenlopend bij de mensen dat het niet eenvoudig lijkt om de juiste snaar te beroeren. Vaak tracht je door te dringen tot het hart en de ziel van diegene waarnaar je verlangen uitgaat en dat op zich is reeds de moeilijkste fase in het geheel. Maar zoals ik je heb gelezen, ben ik ervan overtuigd dat de juiste oplossing in zicht is.
Enne wat die reacties betreft, irritatie is wel heel te zoeken denk ik. Een blogger zou zich gelukkig moeten prijzen dat er zijn die de moeite doen om iets na te laten, vandaar...

Gepost door: arroyo de la miel | 09-01-08

Klop op tafel... Waarde medeverslaggever van intieme gevoelens... wat die klop op tafel betreft en het daarmee gepaard gaan van het uiten van enige vorm van ergernis, ik hoop dat je dit niet al te persoonlijk neemt, vermits die hint zeker niet voor jou bestemd was. Ik word namelijk al een tijdje op de viet gevolgd door een lezer, iemand die letterlijk wacht tot elk postje is geplaatst en het vertikt ook maar één zinnig woord na te laten, tot mijn ja, grote ergernis. Maar ik heb de afgelopen dagen eens mijn zegje kunnen doen en dat lucht op, vandaar dat ik er niet verder meer ga over leuteren. Hetgeen moest gezegd worden is daarmee gezegd. Ben echter blij te lezen dat mijn reactie bij jou toch ook een en ander op gang heft gebracht en alhoewel dit niet zo bedoeld was, het kan je maar een goed gevoel geven. Moraal van het verhaal: we zijn beiden geholpen. Nog een prettige avond verder en vooral nog veel schrijfgenot....

Gepost door: arroyo de la miel | 09-01-08

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