24-10-07

L’être et la passion.

Après avoir passé 5 semaines au lit l’année passée à cause des maladies corporelles et avec mes ennuies à mon travail il y a enfin du bien qui se passe. Il y a un homme dans ma vie. Quand il est là c’est bien. Je suis contente "Alors heureuse?" Oui heureuse, sauf que mon corps ne peut pas suivre l’ardeur de ses caresses, après 3 ans d’abstinence. Quand il n’est pas là, c’est bien aussi. J’ai besoin de me retrouver au calme, de prendre du recul, de réfléchir. Car on discute beaucoup, il me pose beaucoup de questions, j’essaie de répondre juste, d’être spontanée. Pour cela, je me sens bien. Je me sens en accord avec ce que je dis. Parfois il voudrait que j’en dise plus, que je prenne le volant. "Qu’est ce que tu veux de moi?".Ce n’est pas à moi à répondre à cette question, il a débarqué il y à presque deux mois, avec des idées, des pensées. Moi je vis au jour le jour. Je ne veux pas anticiper. Je vois ma soeur me disant "Mais Catherine, tu t’imagine de faire ta vie avec lui?" Euh, j’en sais rien. Il y a des moments où on est bien et j’ai envie que cela dure. Il y a des moments où je suis mal à l’aise, quand il raconte qu’il a fait l’amour avec Mabel. Ou que cela va mieux depuis qu’il vient et me voit et m’a dans ses pensées. Il y a des moments où je n’arrive pas a y croire: Que c’est bien avec Guillaume, le frère de Simon que je fais l’amour. Il y a des moments où j’ai envie de rêver, l’insouciance, de rire, de profiter. Je veux rester les deux pieds sur terre, je veux assurer, je ne veux pas souffrir. Et c’est un homme à faire souffrir, je pense, du genre dangereux, comme malheureusement, je les aime. Qui mène le bateau, qui me mènerait je ne sais pas où, là où je perdrais le contrôle, juste pour se prouver qu’ils existent. Je sens de plus en plus son malaise, il est malheureux et je n’ai pas envie d’une relation avec un homme malheureux dans sa tête. Mais il est en pleine crise et de ce qu’il me raconte, sa relation avec Mabel est si pleine d’agressivité. Mais je sens à sa demande hier de pouvoir rester: tu peux m’héberger –j’avais plus l’impression que son besoin est de fuir que d’être avec moi. C’est un vrai de Montségur, il ne sait pas bien non plus exprimer ses sentiments ou certains sentiments. Je le sens fort en attente, qu’on le prenne en mains, je le sens perdu. Vivre seul est inconcevable quand on est père de 4 enfants et habitué à cette atmosphère familiale. Hier j’ai beaucoup parlé de mes difficultés, de mes envies. Il me pose beaucoup de questions mais je suppose que cela doit aussi l’effrayer. J’aime bien tous les compliments qu’il me fait. J’ai du mal à me persuader que c’est vrai. Suis je belle, oui? " Tu sais que tu es belle" J’aime tellement qu’on me le dise et je sais que je ne m’en lasserai jamais. Je voudrais qu’on m’aime. Cela, c’est pas nouveau. Cela me rappele le passé où je pousse des cris désespérées. En psy, on dirait, c’est l’absence du regard de père, des compliments du père. Mon père ne m’a jamais fait de compliments –sauf intellectuels et professionels-. Qu’est ce que je vais faire de lui? Il faudrait d’abord qu’il s’en sorte, mais il cherche quelqu’un pour en sortir et je ne ferai pas le poids. Moi il me faut une amplitude, de la liberté, de l’apercu pour vivre, du silence. Mais je peux l’aider. Je voudrai qu’il comprenne qu’il a tort de bazarder sa famille. Que son bonheur qu’il vit avec ses enfants, il ne la connaîtra pas ailleurs. Comment surmonter son incommunicabilité, cette agressivité. En cherchant lui-même. Mais il est bloqué, blessé, coincé. Je veux rester dans cette optique que l’on s’est fixé, que l’on pouvait s’aider tout les deux, lui à sortir de son enfer conjugal, moi à trouver un homme pour vivre et partager ma vie. Cela doit me donner de la confiance, des forces. En plus je veux ce plaisir de la présence d’un homme, de pouvoir discuter avec un homme. Je le regardais dormir cette nuit. J’ai besoin d’un homme près de moi. Je veux cette présence à chaque instant. Garder le pouvoir de m’évader, avoir des espaces de liberté. Continuer à faire ce que j’aime. Ne pas me laisser merger, engloutir, ne pas avoir peur d’être moi-même. Ne pas disparaître dans l’envie et l’être aimée. Cette relation m’ouvre et apporte beaucoup. Si elle s’arrête, elle laissera un grand vide mais aussi un sourir au fond du coeur. Que les choses puissent se dire. Que nous pouvons garder cette connivence de nos âmes et de nos corps au delà des épreuves que nous allons vivre.

Ce matin, en partant, il avait de tout petits yeux. Il m’a dit: à bientôt je présume. Il a quelque chose de triste. Je n’ai pas parlé. Je n’ai pratiquement pas dormi et je suis épuisée. Les bruits d’un homme qui dort. Sa présence me calme. Sa nuque, son dos. Quand il me fait jouir, j’ai envie de garder sa main sur mon sexe. Je n’ai jamais vécu cela comme cela. D’habitude, j’écarte cette main avec hargne, presque pour laisser monter et ressortir le plaisir, me laisser submerger et vivre cela toute seule. C’est presque violent. Que va-il nous arriver?

08:02 Gepost door Guillaume de Monts in Algemeen | Permalink | Commentaren (1) |  Facebook |

Commentaren

hallo zoals altijd zeer expliciet geschreven
of hoe je jezelf 's morgens uit bed ziet komen
ook hoop ik dat die kleine ziektetjes ondertussen
van de baan zijn.
wat een man kan lijden toch?
liefs

Gepost door: Angel | 24-10-07

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